La junte qui a pris le pouvoir il y a une semaine au Burkina Faso est « très ouverte » aux discussions, ont assuré les émissaires internationaux qui ont rencontré le nouvel homme fort du pays lundi à Ouagadougou mais aussi le président renversé Roch March Christian Kaboré, qui « va très bien ».
« Les discussions ont été très franches. Ils ont semblé très ouverts aux suggestions et propositions qu’on leur a faites. Pour nous c’est bon signe », a déclaré à la presse la ministre des Affaires étrangères du Ghana, Shirley Ayorkor Botchwey.
Elle était à la tête d’une délégation conjointe de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’ONU qui a rencontré à la mi-journée Paul-Henri Sandaogo Damiba, le nouvel homme fort du Burkina, et plusieurs membres de la junte au pouvoir depuis un coup de force lundi dernier.
« Je crois qu’on s’est bien compris, nous avons eu de très bons échanges avec le chef de l’Etat. Ce que j’ai noté, c’est leur disponibilité à travailler avec la Cédéao », a déclaré Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de l’organisation ouest-africaine.
La délégation a également pu rencontrer le président déchu Roch Marc Christian Kaboré, contraint à la démission le 24 janvier après avoir été arrêté par les putschistes, puis placé en résidence surveillée dans une villa de Ouagadougou.(afp)