A place where you need to follow for what happening in world cup

Guinée-Bissau: Le Président Umaro Sissoco Embalo dissout le parlement après une tentative de coup d’Etat

0

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a décidé lundi 04 décembre 2023  de dissoudre le Parlement dominé par l’opposition, trois jours après des affrontements armés qu’il qualifie de “tentative de coup d’Etat” et qui plongent ce petit pays d’Afrique de l’Ouest dans une énième crise.

La dissolution du Parlement appelle la tenue d’élections à une date encore incertaine, malgré les délais prescrits par la loi.

Domingos Simoes Pereira, président du Parlement et adversaire de longue date de M. Embalo, a déclaré un « coup d’État constitutionnel » de la part de ce dernier.

M. Embalo a par ailleurs annoncé à sa sortie d’un bref conseil des ministres extraordinaire qu’il maintenait Geraldo Joao Martins au poste de Premier ministre, mais reprenait à son compte les portefeuilles sécuritaires de la Défense et de l’Intérieur.

Les électeurs de ce pays en butte à une instabilité chronique ont déjà voté il y a six mois, en juin 2023, après que M. Embalo, président depuis 2020, a eu dissous le Parlement, “espace de guérilla politique et de complot” selon ses mots .

“La date des prochaines élections législatives sera fixée le moment opportun, conformément aux dispositions (…) de la Constitution”, dit un décret présidentiel communiqué à la presse.

La Guinée-Bissau, pays lusophone de deux millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde et considérée comme l’un des plus gangrénés par la corruption, va depuis son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1974 de putschs en coups de force armés ou politiques. En février 2022, M. Embalo avait échappé à un coup de force, qu’il a présenté comme une tentative de coup d’Etat directement liée au trafic de stupéfiants.

Jeudi soir et vendredi matin, des affrontements ont opposé la Garde nationale et l’armée, faisant au moins deux morts dans la capitale Bissau.

“Après cette tentative de coup d’État menée par la Garde nationale et devant les preuves fortes de l’existence de complicités politiques, le fonctionnement normal des institutions de la République est devenu impossible. Ces faits confirment l’existence d’une grave crise politique”, dit le président dans le décret dissolvant le Parlement.

Les heurts ont commencé lorsque des éléments de la Garde nationale ont fait irruption jeudi soir dans les locaux de la police judiciaire pour en extraire le ministre de l’Économie et des Finances, Souleiman Seidi, et le secrétaire d’État au Trésor public, Antonio Monteiro qui y étaient présents. Puis ils se sont mis à l’abri dans un camp militaire de la capitale, et ont résisté jusqu’à vendredi matin par les armes.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.